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Comment penser l’eau à l’horizon 2050 sur le territoire de la Sainte-Baume ? Pour répondre à cette question, des ateliers de concertation ont été menés le 1er juillet 2019 sur la commune de Belgentier avec une quarantaine d’élus, acteurs du territoire, partenaires institutionnels et scientifiques, … afin d’identifier les masses d’eau souterraines et se questionner sur une gestion adaptée à l’échelle du territoire. Organisés conjointement par le Parc naturel régional de la Sainte-Baume, le cabinet Autrement Dit et le bureau d’étude Hydrofis, ces ateliers avaient pour objectifs de croiser les regards sur les attentes et les projets à venir, les enjeux de protection de la ressource et d’appréhender une stratégie globale et collective.

 

La définition de zones de sauvegarde des masses d’eau souterraines est une obligation demandée par le Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE). Elles sont ensuite retranscrites dans les documents d’urbanisme, comme les Schéma de cohérence territoriale, Plan local d’urbanisme…

À la suite de cette concertation, le Comité de gouvernance, présidé par Christian Ollivier, délégué au Parc pour la commune de Roquevaire, apportera sa validation pour les zones de sauvegarde identifiées et proposera des outils de gestion adaptés.  

Fin 2018, le Parc naturel régional de la Sainte-Baume, financé par l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse et la Métropole Aix Marseille Provence a lancé une étude sur les zones de sauvegarde des masses d’eau souterraines. Une étude des zones de sauvegarde, pour quoi faire ? Avant tout, pour préserver les masses d’eau souterraines sur les communes du périmètre d’étude du PNR, en identifiant des zones importantes à préserver dans les documents d’aménagement du territoire pour sécuriser l’alimentation en eau potable actuelle et future des collectivités.

Les ressources en eau souterraine sont considérées comme cruciales. Mais qu’est-ce qu’on entend par « masse d’eau souterraine » et « zone de sauvegarde » ?
Une masse d'eau souterraine est un volume distinct d'eau souterraine à l'intérieur d'un ou de plusieurs aquifères. Un aquifère est une couche souterraine de roches perméables à l'eau et capable de la restituer naturellement et/ou par exploitation.
Il existe deux types de zones de sauvegarde :

  • Les ZSE ou zones de sauvegarde exploitées qui protègent les captages en eau potable existants sur le territoire
  • Les ZSNEA ou zones de sauvegarde non exploitées actuellement qui protègent l’alimentation en eau potable future

Concrètement, lorsque ces zones seront cartographiées dans le SDAGE (2022-2027) (Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux), les documents d’urbanisme que sont les SCOT (Schémas de cohérence territoriale) et PLU (Plans locaux d’urbanisme) devront les prendre en compte. Ces zones de sauvegardes ne gèlent pas l’urbanisme, elles permettent de corriger l’existant et de conduire une démarche préventive pour les activités futures. Par contre, il ne faut pas confondre zones de sauvegardes avec servitudes d’utilité publique.
Au terme de cette étude, il s’agira de répondre concrètement à plusieurs questions parmi lesquelles :

  • Les zones de sauvegarde sont-elles vulnérables et, si oui, à quoi ?
  • Comment protéger ces ressources et définir un cadre de recommandations/obligations pour intégrer ces zones de sauvegarde dans les documents d’urbanisme ?

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La Charte du Parc engage les collectivité territoriales et l’État à préserver les masses d’eau souterraines. Dans la perspective d’assurer un approvisionnement en eau potable, durable dans le temps, pour les communes du Parc et les territoires voisins, le Parc a lancé une étude des zones de sauvegarde des masses d’eau souterraines sur les 29 communes du périmètre d’étude du PNR, zone qui va au-delà du territoire classé qui ne concerne que 26 communes.

Cette étude soutenue par l’Agence de l’Eau consiste à identifier, caractériser et protéger, dans les documents d’urbanisme des zones de sauvegarde pour la sécurisation actuelle et sur le long terme de l’alimentation en eau potable des collectivités qui ont pour ressource l’eau des nappes du territoire de la Sainte-Baume.